Far West : définition, dates et histoire de la conquête de l'Ouest

Convoi de chariots bâchés de pionniers traversant les Grandes Plaines américaines au XIXe siècle

Le Far West désigne l'Ouest américain à l'époque de sa conquête par les colons, des grandes expéditions du début du XIXe siècle jusqu'à la fermeture de la « frontière », vers 1890. Au sens étroit, celui des westerns et des cowboys, on parle surtout des années 1860 à 1890 : les territoires situés à l'ouest du Mississippi, des Grandes Plaines jusqu'au Pacifique.

Derrière ce mot qui évoque tout de suite un saloon, un chapeau et un cheval, il y a une histoire beaucoup plus précise et beaucoup plus dure que celle du cinéma. Voici les dates qui comptent, les lieux, les personnages réels, et ce que cette époque a laissé dans notre façon de nous habiller.

D'où vient l'expression « Far West »

« Far West » est une expression anglaise qui signifie littéralement « l'Ouest lointain ». Pour les Américains de la fin du XVIIIe siècle, l'Ouest commençait juste derrière les Appalaches : l'Ohio ou le Kentucky étaient alors des terres de frontière. À mesure que les colons avançaient, le mot a glissé vers des régions toujours plus éloignées, jusqu'à désigner, au XIXe siècle, tout ce qui se trouvait au-delà du Mississippi.

Le français a simplement emprunté l'expression telle quelle. On l'écrit « Far West », « far-west » ou, plus rarement, « farwest » d'un seul tenant. La version hybride « far ouest » existe à l'oral et dans quelques titres, mais elle n'a jamais remplacé l'original. Par extension, « c'est le far west » se dit d'un endroit ou d'un secteur où chacun fait sa loi.

Les Américains emploient aujourd'hui plus volontiers deux autres formules. Old West ou American Old West désigne l'époque historique. Wild West, l'« Ouest sauvage », insiste sur la violence et la légende : l'expression doit beaucoup au spectacle itinérant de Buffalo Bill, lancé en 1883 sous le nom de Buffalo Bill's Wild West. En résumé, le Far West est d'abord un lieu, le Wild West est surtout une image.

Les grandes dates de la conquête de l'Ouest

Il n'existe pas de date officielle de début ni de fin. Les historiens américains situent la « frontière » de l'Ouest sur une période qui va de 1803 à 1912, mais l'époque des cowboys, celle que tout le monde a en tête, se concentre sur une trentaine d'années après la guerre de Sécession (1861-1865). Ce tableau reprend les jalons essentiels.

Date Événement Ce que ça change
1803 Achat de la Louisiane à la France de Napoléon, pour 15 millions de dollars La superficie des États-Unis double d'un coup, jusqu'aux Rocheuses
Mai 1804 – sept. 1806 Expédition de Meriwether Lewis et William Clark Premier itinéraire terrestre connu jusqu'au Pacifique, atteint en novembre 1805
1843 – années 1860 Piste de l'Oregon : la « grande migration » de 1843 (700 à 1 000 personnes), puis un pic de trafic entre 1846 et 1869 Environ 400 000 émigrants parcourent quelque 3 500 km en chariot
1845 Le journaliste John L. O'Sullivan parle de « Manifest Destiny » (destinée manifeste) L'expansion vers l'ouest devient une doctrine politique
24 janvier 1848 James Marshall trouve de l'or à Sutter's Mill, près de Coloma (Californie) Ruée vers l'or : les « forty-niners » de 1849, environ 300 000 arrivants
20 mai 1862 Abraham Lincoln signe le Homestead Act 160 acres (environ 65 hectares) offerts à qui cultive la terre cinq ans
1866-1867 Premières grandes conduites de bétail depuis le Texas ; Abilene (Kansas) devient tête de ligne en 1867 Naissance de la piste Chisholm et de l'âge d'or du cowboy
10 mai 1869 Jonction des voies à Promontory Summit (territoire de l'Utah) Premier chemin de fer transcontinental, de la côte Est jusqu'à la Californie
25-26 juin 1876 Bataille de Little Bighorn (territoire du Montana) Défaite de Custer face aux Lakotas, Cheyennes et Arapahos
26 octobre 1881 Fusillade d'O.K. Corral à Tombstone (territoire de l'Arizona) Trente secondes de coups de feu qui deviendront un mythe
1883 Premier « Wild West » de Buffalo Bill Le Far West devient un spectacle avant même d'être terminé
Hiver 1886-1887 Hiver catastrophique sur les plaines du Nord Des centaines de milliers de bêtes meurent, l'élevage en plein air s'effondre
29 décembre 1890 Massacre de Wounded Knee (Dakota du Sud) Fin des guerres indiennes dans les Plaines
1890 – 1893 Le recensement de 1890 constate qu'il n'existe plus de ligne de frontière ; Frederick Jackson Turner en tire sa « thèse de la frontière » le 12 juillet 1893 La fin du Far West devient un fait admis
1912 Le Nouveau-Mexique (6 janvier) et l'Arizona (14 février) deviennent des États Les 48 États continentaux sont complets

De l'achat de la Louisiane à la ruée vers l'or

En 1803, Thomas Jefferson achète à la France l'immense Louisiane, qui n'a rien à voir avec l'État actuel : elle couvre tout le bassin du Missouri. Il envoie aussitôt Lewis et Clark la reconnaître. Partis le 14 mai 1804, ils voient le Pacifique en novembre 1805 et rentrent à Saint-Louis le 23 septembre 1806.

Dans les années 1840, les premiers convois de chariots partent d'Independence, dans le Missouri, vers l'Oregon. En 1845, John L. O'Sullivan écrit dans la Democratic Review que la « destinée manifeste » des Américains est de s'étendre sur tout le continent. Trois ans plus tard, la découverte d'or à Sutter's Mill lance la ruée vers l'or de Californie, qui attire environ 300 000 personnes entre 1848 et 1855.

Le rail, le bétail et la fin de la frontière

Après la guerre de Sécession, tout s'accélère. Le Homestead Act de 1862 attire des familles entières sur les Plaines, le rail relie les deux océans en 1869, et les éleveurs texans découvrent qu'un bœuf vendu quelques dollars au Texas en vaut bien davantage à l'Est. En 1867, l'entrepreneur Joseph McCoy installe des parcs à bestiaux à Abilene, sur la ligne Kansas Pacific : c'est le début des grandes conduites de bétail.

Pour situer la fin du Far West, les historiens retiennent deux repères. Le premier est symbolique : en 1890, le Bureau du recensement annonce que les zones peuplées sont désormais si dispersées dans l'Ouest qu'on ne peut plus tracer de ligne de frontière. Le second est administratif : en 1912, avec l'Arizona et le Nouveau-Mexique, il n'y a plus de territoire continental qui ne soit pas un État.

Les États et les villes du Far West

Le Far West n'a jamais été une entité officielle avec des frontières tracées. Il correspond aux territoires conquis à l'ouest du Mississippi au XIXe siècle, qui forment aujourd'hui une vingtaine d'États. Les plus emblématiques se répartissent en trois grandes zones.

  • Les Grandes Plaines : Texas, Oklahoma (alors « territoire indien »), Kansas, Nebraska, Dakota du Nord et du Sud. C'est le pays du bétail, des pistes et des bisons.
  • Les Rocheuses et les déserts : Montana, Wyoming, Colorado, Utah, Nevada, Idaho, Arizona, Nouveau-Mexique. Mines d'or et d'argent, ranchs et réserves indiennes.
  • La côte Pacifique : Californie, Oregon, Washington. Le but final des pistes de pionniers.

Chaque ville du Far West avait sa fonction. Les villes de bétail (cow towns) comme Abilene, puis Wichita et Dodge City au Kansas, vivaient de l'arrivée des troupeaux et de leur chargement dans les trains. Les villes minières comme Tombstone en Arizona ou Deadwood dans le Dakota poussaient en quelques mois autour d'un filon et se vidaient parfois aussi vite. Si vous voulez voir ces lieux aujourd'hui, notre road trip western à travers les États-Unis détaille l'itinéraire et la tenue adaptée à chaque étape.

La vraie vie des cowboys du Far West

Cowboys à cheval conduisant un troupeau de longhorns texans dans la poussière

Le cowboy est l'héritier direct du vaquero, le gardien de troupeaux du nord du Mexique. Le mot anglais cowboy est d'ailleurs la traduction de vaquero (de vaca, « vache »). Les éleveurs anglophones arrivés au Texas ont appris le métier auprès des vaqueros et leur ont emprunté une bonne partie de leur vocabulaire.

  • Lasso vient de lazo, et lariat de la reata, la corde de cuir tressé.
  • Chaps est un raccourci de chaparreras, les jambières de cuir qui protégeaient des broussailles.
  • Bronco signifie « rude, sauvage » en espagnol, d'où le cheval non dressé ; mustang vient de mesteño, le cheval sans maître.
  • Rodeo désignait d'abord le rassemblement du bétail (de rodear, « entourer ») avant de devenir un sport.
  • Buckaroo est une déformation anglaise de vaquero.

Qui étaient vraiment les cowboys

Les cowboys des westerns sont presque tous blancs. La réalité était plus variée. Selon les estimations reprises par la Bibliothèque du Congrès, notamment celles de l'historien Kenneth Porter, sur environ 35 000 cowboys de l'époque des grandes conduites, 6 000 à 9 000 étaient noirs. Au Texas, jusqu'à un cowboy sur quatre était afro-américain, souvent d'anciens esclaves. Les vaqueros mexicains ou d'origine mexicaine représentaient eux aussi une part importante des équipes, surtout dans le Sud-Ouest.

Un métier dur et mal payé

Un cowboy commençait souvent à 12 ou 13 ans et gagnait environ un dollar par jour, nourri et logé quand il était au ranch. Sur la piste, une équipe d'une dizaine d'hommes menait en moyenne 3 000 têtes de bétail. Les bêtes avançaient à environ 24 km par jour pour ne pas perdre de poids : la piste Chisholm, longue d'environ 1 600 km, demandait donc jusqu'à deux mois de marche.

Les journées étaient longues, les nuits courtes (il fallait monter la garde autour du troupeau à tour de rôle), et les dangers bien réels : orages, rivières en crue, débandades du troupeau. L'âge d'or a duré peu de temps. Le fil de fer barbelé, qui se répand dans les années 1880, ferme les pâturages ouverts, et l'hiver 1886-1887 tue des centaines de milliers de bêtes dans les plaines du Nord. Dans les années 1890, le chemin de fer arrive près des ranchs et les longues conduites vers le Kansas n'ont plus de raison d'être.

Les peuples autochtones et la disparition du bison

Le Far West n'était pas une terre vide. Lakotas, Cheyennes, Comanches, Apaches, Arapahos, Navajos et des dizaines d'autres nations y vivaient. L'Indian Removal Act de 1830 avait déjà déporté de nombreux peuples de l'Est vers l'ouest du Mississippi. Avec la poussée des colons, les traités se succèdent, sont rompus, et les guerres indiennes s'étendent sur une bonne partie du siècle.

La bataille de Little Bighorn, les 25 et 26 juin 1876, est la victoire la plus célèbre des peuples des Plaines : guerriers lakotas, cheyennes et arapahos, inspirés par Sitting Bull et menés notamment par Crazy Horse, y anéantissent une partie du 7e de cavalerie du lieutenant-colonel George Armstrong Custer. L'armée américaine compte 268 morts. Quatorze ans plus tard, le 29 décembre 1890, ce même 7e de cavalerie tue entre 150 et 300 Lakotas, dont de nombreuses femmes et enfants, à Wounded Knee, dans la réserve de Pine Ridge.

La disparition du bison a pesé aussi lourd que les combats. Les estimations varient beaucoup, mais il y avait plusieurs dizaines de millions de bisons en Amérique du Nord avant le XIXe siècle (jusqu'à 60 millions selon certaines estimations). La chasse commerciale pour les peaux explose à partir de 1872-1873 : cet hiver-là, plus d'un million et demi de bisons sont expédiés vers l'Est par le train. À la fin des années 1880, il n'en reste qu'environ un millier selon le naturaliste William Hornaday. Privés de leur principale ressource, les peuples des Plaines n'ont plus d'autre choix que les réserves.

Des hors-la-loi, des shérifs et un showman devenus légendes

Rue poussiéreuse d'une ville minière du Far West avec saloon et façades en bois

Le Far West a produit très tôt ses propres héros, souvent embellis de leur vivant par la presse et les romans à quatre sous (dime novels), apparus dès 1859. Leur vie réelle fut souvent courte, et bien moins glorieuse que leur légende.

  • Billy the Kid (Henry McCarty, alias William H. Bonney) : abattu par le shérif Pat Garrett le 14 juillet 1881 à Fort Sumner, au Nouveau-Mexique.
  • Jesse James (1847-1882) : ancien combattant sudiste devenu braqueur de banques et de trains, tué d'une balle dans la tête par Robert Ford, un membre de sa bande, le 3 avril 1882 à St. Joseph (Missouri).
  • Wyatt Earp (1848-1929) : homme de loi, il affronte à Tombstone les frères Clanton et McLaury aux côtés de ses frères Virgil et Morgan et de son ami Doc Holliday. Il meurt à Los Angeles en 1929, après avoir fréquenté des acteurs de westerns dans l'espoir qu'on raconte son histoire.
  • Calamity Jane (Martha Jane Canary, 1852-1903) : installée à Deadwood en 1876, elle a elle-même nourri sa légende, puis s'est produite comme conteuse dans le spectacle de Buffalo Bill à partir de 1893.
  • Buffalo Bill (William F. Cody, 1846-1917) : éclaireur et chasseur de bisons, il crée en 1883 le Buffalo Bill's Wild West, avec reconstitutions de batailles, tireurs d'élite comme Annie Oakley et vrais guerriers des Plaines. Le spectacle tourne huit fois en Europe et s'installe à Paris pendant l'Exposition universelle de 1889.

La fusillade d'O.K. Corral résume bien l'écart entre fait et mythe. Le 26 octobre 1881, elle n'a pas eu lieu dans le corral lui-même mais sur un terrain étroit voisin, près de Fremont Street. Une trentaine de coups de feu en trente secondes, trois morts (Billy Clanton, Tom et Frank McLaury), et pourtant des dizaines de films par la suite.

Mythe et réalité de l'Ouest sauvage

Le Far West des westerns est une version très resserrée de l'histoire. Les duels au soleil face à face étaient rares, et des villes comme Dodge City ou Tombstone interdisaient le port d'arme dans leurs rues (c'est d'ailleurs pour avoir enfreint cette règle qu'Ike Clanton fut arrêté peu avant la fusillade d'O.K. Corral). La plupart des pionniers étaient des familles de fermiers, pas des pistoleros. Le cowboy solitaire et blanc a effacé les vaqueros, les cowboys noirs et les femmes qui tenaient les ranchs.

À l'inverse, la violence faite aux peuples autochtones a longtemps été minimisée ou présentée à l'envers. Le mythe s'est construit pendant que l'histoire se déroulait : Buffalo Bill joue le Far West sur scène dès 1883, sept ans avant Wounded Knee, et les romans populaires transforment des hors-la-loi en Robin des bois de leur vivant.

Le Far West au cinéma

Le cinéma a hérité de ce mythe dès ses débuts. Le Vol du grand rapide (The Great Train Robbery) d'Edwin S. Porter, sorti en 1903, raconte déjà l'attaque d'un train en douze minutes. John Ford fait de John Wayne une star avec La Chevauchée fantastique en 1939, et Sergio Leone réinvente le genre en Italie avec Il était une fois dans l'Ouest en 1968. Aujourd'hui, ce sont surtout les séries qui entretiennent la flamme, et leurs acteurs qui remettent les codes western à la mode : nous en parlons dans notre article sur les célébrités et le western, de Yellowstone à TikTok.

Ce que la mode western doit au Far West

Chapeau de cowboy en feutre, santiags en cuir, ceinture à boucle western et bandana posés sur une selle

Presque chaque pièce de la garde-robe western est née d'un besoin pratique dans l'Ouest du XIXe siècle. Le style est venu après, avec les rodéos, le cinéma et les chanteurs de country. Pour la suite de cette évolution, de la piste aux défilés, lisez notre histoire de la mode cowboy, du ranch au podium.

Le chapeau : du « Boss of the Plains » au Stetson

En 1865, John B. Stetson, de retour d'un séjour dans l'Ouest, fonde son entreprise à Philadelphie et fabrique le « Boss of the Plains » : un feutre léger et imperméable, à calotte droite aux coins arrondis et à large bord plat, conçu pour protéger du soleil et de la pluie. C'est l'ancêtre de tous les chapeaux de cowboy, dont la calotte s'est ensuite creusée et le bord relevé sur les côtés.

Les bottes : un talon pensé pour l'étrier

La botte de cowboy a une tige haute pour protéger le mollet des frottements et des broussailles, une pointe fine pour glisser dans l'étrier et un talon qui empêche le pied de passer au travers. Ce sont ces mêmes codes qu'on retrouve sur nos santiags, avec des cuirs et des surpiqûres plus travaillés que sur une botte de travail.

Ceinture, gilet, bandana et bolo

Le reste de la tenue suit la même logique. La ceinture cowboy à grosse boucle vient en partie du rodéo, où les boucles servent de trophées. Le gilet offrait des poches que la chemise n'avait pas, sans gêner les bras en selle : un gilet de cowboy pour homme garde encore cette coupe ajustée. Le bandana se remontait sur le nez contre la poussière soulevée par le troupeau, d'où la place qu'occupe toujours le foulard cowboy dans une tenue western. Seule la cravate bolo est plus tardive : ce cordon tenu par un coulant décoratif date du milieu du XXe siècle, mais il est devenu un emblème du Sud-Ouest américain, au point d'être la cravate officielle de l'Arizona.

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FAQ sur le Far West

Qu'est-ce que le Far West ?

Le Far West est l'Ouest américain au moment de sa colonisation au XIXe siècle : les territoires situés à l'ouest du Mississippi, des Grandes Plaines au Pacifique. L'expression anglaise signifie « l'Ouest lointain ». Par extension, elle désigne aussi l'époque des cowboys, des pionniers et des guerres indiennes.

À quelle époque se situe le Far West ?

Au sens large, de l'achat de la Louisiane en 1803 jusqu'en 1890, date à laquelle le recensement constate la disparition de la frontière, voire 1912 avec les derniers États créés. L'époque des cowboys proprement dite est plus courte : de 1866-1867, avec les premières grandes conduites de bétail, à la fin des années 1880.

Quelle est la différence entre Far West et Wild West ?

Far West insiste sur la géographie : c'est l'Ouest éloigné, la région. Wild West, ou Ouest sauvage, met l'accent sur l'absence de loi, la violence et la légende. Le terme a été popularisé par le spectacle Buffalo Bill's Wild West créé en 1883.

Quels États formaient le Far West ?

Il n'y a pas de liste officielle, mais on y range les États nés des territoires de l'Ouest : Texas, Oklahoma, Kansas, Nebraska, Dakota du Nord et du Sud, Montana, Wyoming, Colorado, Utah, Nevada, Idaho, Arizona, Nouveau-Mexique, Californie, Oregon et Washington. L'Arizona et le Nouveau-Mexique ont été les derniers admis, en 1912.

Quand le Far West a-t-il pris fin ?

Le repère le plus cité est 1890 : le Bureau du recensement annonce qu'il n'existe plus de ligne de frontière, la même année que le massacre de Wounded Knee. En 1893, l'historien Frederick Jackson Turner en fait le point de départ de sa célèbre thèse sur la frontière. Certains historiens prolongent jusqu'en 1912.

Pourquoi dit-on « Far West » en français ?

Le français a emprunté l'expression américaine sans la traduire, comme « cowboy » ou « western ». La traduction littérale, « l'Ouest lointain », ne s'est jamais imposée, et « far ouest » reste marginal. On l'écrit Far West, far-west ou parfois farwest.

Sources